Parcours & CV
Mon travail se situe à l'interface entre la physique de la matière molle et les systèmes biologiques. J'ai d'abord suivi une formation d'ingénieur pluridisciplinaire à l'ESPCI Paris, doublée d'un Master 2 ICFP, parcours Soft Matter and Biological Physics. C'est là que s'est forgée la conviction que des concepts physiques peuvent réellement rendre compte du fonctionnement et de l'auto-organisation des tissus vivants.
J'ai ensuite effectué un doctorat en biophysique au Laboratoire Matière et Systèmes Complexes, Université Paris Cité, sous la direction de Sylvie Hénon, sur la pertinence et les limites des tensions de surface et de ligne pour rendre compte des formes des cellules épithéliales. Auparavant, pendant mon master, un stage de recherche dans le laboratoire de Manu Prakash à Stanford m'avait initié aux défauts topologiques dans les colonies bactériennes actives (ma première rencontre avec la matière vivante traitée comme un cristal liquide).
Après la thèse, j'ai choisi de confronter ma physique à la recherche industrielle appliquée en rejoignant Saint-Gobain Recherche Paris comme ingénieur de recherche. Pendant trois ans et demi, j'y ai travaillé sur le contrôle de l'écoulement et du dépôt de matière en impression 3D, ce qui a donné lieu à trois familles de brevets (dont trois brevets français délivrés). Cette période m'a appris quelque chose qu'un parcours purement académique enseigne rarement : rendre une expérience assez robuste pour qu'un procédé industriel d'envergure en dépende. Je suis revenu à la recherche fondamentale en 2024 au Laboratoire Jean Perrin, où je construis des gouttes senseurs et des rhéomètres magnétiques pour mesurer contraintes et propriétés matérielles à l'intérieur d'embryons de poisson-zèbre.
Parcours professionnel
Chercheur post-doctorant
Laboratoire Jean Perrin, Sorbonne Université — Paris
Gouttes senseurs de contrainte et rhéologie par ferrofluide dans l'embryon de poisson-zèbre, avec Léa-Laetitia Pontani, dans le cadre du projet ANR MECAMATRIX.
Ingénieur de recherche R&D
Saint-Gobain Recherche Paris — Aubervilliers
Écoulement et dépôt de matière en impression 3D. Trois familles de brevets, dont trois brevets français délivrés.
Doctorat, puis contrat de transition post-doctorale
Laboratoire Matière et Systèmes Complexes, Université Paris Cité — Paris
Thèse soutenue en 2019, sous la direction de Sylvie Hénon ; contrat de transition jusqu'en juin 2020.
Stage de recherche, Prakash Lab
Stanford University — Californie, États-Unis
Défauts topologiques dans les colonies bactériennes : observation et étude théorique de la mécanique des défauts.
Diplôme d'ingénieur ESPCI Paris & Master 2 ICFP
ESPCI Paris - PSL / Sorbonne Université — Paris
Majeure physique. Stages de recherche à l'University of Edinburgh (2013) et au CEA Valduc (2014).
Financements
- 2026 : 20 000 €. Financement de projet interlaboratoire, IBPS, pour 2026-2027.
- 2019. Contrat de transition post-doctorale de six mois, Labex Who Am I?, sur appel à projets.
- 2016. Financement doctoral de trois ans, obtenu au concours de l'école doctorale EDPIF.
Distinctions
- 2019 : La preuve par l'image, CNRS. Exposée à la Cité des sciences et de l'industrie, Paris.
- 2019 : Beautiful Science, Société Française de Physique, pour la même image.
- 2015 : Nikon Small World in Motion, mention honorable. Pour des images de cyanobactéries Oscillatoria princeps, avec le Prakash Lab à Stanford.
- 2011 : Olympiades internationales de physique, sélectionné parmi les dix finalistes au niveau national.
Service à la communauté
- Relecture. Relecteur (reviewer) pour iScience (Cell Press).
- Organisation. Co-organisateur du symposium Dynamics of Extra-Cellular Matrix: Insights Into Force Transmission and Microenvironment Regulation (2024), une journée de présentations avec des intervenants internationaux.
Au-delà de la physique : le backgammon
En dehors du laboratoire, je pratique le backgammon de compétition à haut niveau. Membre actif des circuits national et international, j'ai été sélectionné en Équipe de France et j'ai représenté la France aux Championnats du monde par équipes à Londres, en août 2026. Je détiens actuellement le titre de Master M2 décerné par le BMAB (Backgammon Masters Awarding Body).
Ce n'est pas sans rapport avec la démarche scientifique. Le backgammon est un jeu de décision sous incertitude, où le bon coup et le coup gagnant ne sont souvent pas les mêmes (une discipline qui a fait davantage pour mon rapport aux barres d'erreur expérimentales que n'importe quel cours de statistiques).