Recherche
Un modèle physique de tissu ne vaut que ce que vaut la mesure qui le met à l'épreuve.
Je suis expérimentateur et je travaille sur la mécanique des tissus vivants ; cette conviction est le fil de tout mon travail.
Pendant ma thèse, j'ai cherché jusqu'où un modèle minimal, quelques tensions de surface et de ligne, rend compte de la forme des cellules épithéliales, et j'ai trouvé où il rompt. Mettre les modèles à l'épreuve de cette façon suppose de mesurer contraintes et propriétés matérielles à l'intérieur des tissus vivants : mon travail post-doctoral construit donc des gouttes senseurs et des rhéomètres magnétiques qui le font dans l'embryon. Mon projet de recherche réunit les deux pour comprendre comment hétérogénéité cellulaire et mécanique tissulaire se façonnent mutuellement.
Épithéliums sur substrats courbes
Jusqu'où quelques tensions de surface et de ligne expliquent l'épaisseur des cellules épithéliales sur un substrat courbe, et où ce modèle minimal rompt.
Contraintes et rhéologie dans l'embryon
Des gouttes injectées dans les tissus comme senseurs de contrainte, puis des gouttes de ferrofluide pilotées par un champ magnétique pour en mesurer la rhéologie.
Tissus hétérogènes en écoulement
Projet de recherche : comment hétérogénéité cellulaire et rhéologie tissulaire se façonnent mutuellement, mesuré sans postuler de loi de comportement.